Les obligations du bailleur
Le décret sur le logement décent, modifié par la loi Élan, impose un logement « exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites » à l'entrée du locataire et pendant le bail, sauf faute de celui-ci. Le règlement sanitaire départemental impose l'entretien des parties communes. Les locataires disposent de recours (commission départementale de conciliation, juge des contentieux de la protection) lorsqu'une infestation persiste. Un rapport professionnel daté, à chaque intervention, est la meilleure protection du bailleur.
Les points sensibles d'une résidence
- Caves et sous-sols : squats de rongeurs, encombrement, passages vers les gaines.
- Locaux vide-ordures et locaux poubelles : la ressource alimentaire ; les colonnes de vide-ordures sont des autoroutes à rats et à blattes.
- Gaines techniques : circulation des blattes germaniques entre les logements d'une même colonne.
- Pieds d'immeubles et espaces verts : terriers de rats, dépôts sauvages, composteurs.
- Logements : blattes, punaises de lit, souris, avec des situations sociales qui demandent de la méthode et de la patience.
Le contrat de parc TOTEM 3D
- Diagnostic par résidence avec le gardien ou le responsable de secteur : cartographie des zones, historique des réclamations.
- Traitement des parties communes : plan des postes, pièges mécaniques et connectés, gel appât dans les gaines, étanchéité recommandée.
- Logements : rendez-vous proposés aux locataires par colonne pour les blattes, logement par logement pour les punaises de lit (détection canine si plusieurs lots sont touchés, traitement thermique), avec une note d'information et une fiche de préparation simples.
- Interventions sous 24h sur réclamation transmise par le bailleur.
- Reporting par résidence : interventions, logements traités, taux de refus d'accès, récurrences, recommandations ; consolidé au niveau du patrimoine.
- Passages programmés des parties communes et registre.
Punaises de lit dans le parc social
C'est le sujet qui monte. Notre approche : traiter l'ensemble des logements touchés d'une cage d'escalier en même temps, pour éviter le ping-pong entre voisins ; privilégier le thermique, qui règle le problème en une intervention et évite les multiples passages avec produits ; accompagner les locataires dans la préparation, qui est la cause principale des échecs ; contrôler. Nous fournissons au bailleur un modèle de courrier et une fiche de préparation.
Refus d'accès et situations difficiles
Les logements inaccessibles sont le point faible de tout plan. Nous documentons chaque refus, proposons de nouveaux créneaux (soir, samedi) et travaillons avec les équipes de proximité du bailleur. Les situations d'insalubrité ou d'accumulation sont traitées avec le débarras et la désinfection, en coordination avec les services sociaux.
Un exemple de plan de parc pour 2 000 logements
Diagnostic de chaque résidence en trois mois, avec le responsable de secteur et les gardiens. Traitement des parties communes avec plan des postes, étanchéité des points récurrents (pieds de gaines, soupiraux, locaux poubelles), passages trimestriels. Traitement des blattes par colonne sur les résidences à forte pression, deux campagnes par an. Protocole punaises de lit par cage d'escalier avec détection canine. Intervention sous 24h sur réclamation transmise par le bailleur. Reporting trimestriel par résidence et consolidé : réclamations, interventions, taux d'accès, récurrences, coûts. Revue semestrielle avec le bailleur pour orienter les travaux et les campagnes. Au bout d'un an, les résidences où la méthode est appliquée voient leurs réclamations divisées par deux ou plus.
Les gardiens et les équipes de proximité
Ils connaissent les locataires, les logements à problèmes, les horaires où l'on trouve les gens, les caves squattées. Nous travaillons avec eux à chaque étape : signalement, préparation des campagnes, relais des courriers, accompagnement des ménages en difficulté, retour sur les refus d'accès. Un gardien formé à reconnaître les signes et à expliquer la méthode aux locataires vaut un passage supplémentaire. Nous proposons des sessions courtes pour les équipes de proximité.
Les marchés publics et les pièces attendues
Nous répondons aux consultations des bailleurs sociaux avec les pièces habituelles : attestations fiscales et sociales, assurance responsabilité civile, certificats Certibiocide des techniciens, références, mémoire technique décrivant la méthode, les délais, le reporting et l'accompagnement des locataires, et un bordereau de prix adapté aux prestations (parties communes, logements par nuisible, détection canine, débarras, désinfection). Nous pouvons également intervenir en sous-traitance ou en groupement sur les très grands parcs.
Les résidences en rénovation
Les opérations de rénovation (ravalement, remplacement des réseaux, réhabilitation des logements) perturbent les colonies de rongeurs et ouvrent des passages. Un traitement préventif avant travaux, des consignes aux entreprises (déchets, ouvertures refermées) et un suivi rapproché pendant le chantier évitent que la rénovation ne déclenche une vague de réclamations. Nous l'intégrons aux contrats de parc pour les résidences concernées.



