Pourquoi Paris est une ville à rats, et comment on y répond
Le parc parisien est à 97 % composé d'appartements, et plus de la moitié des résidences principales datent d'avant 1946. Ces immeubles haussmanniens et faubouriens ont des caves voûtées, des courettes, des gaines de ventilation et des conduits de cheminée condamnés : autant de passages verticaux entre les étages et les sous-sols. Le réseau d'égouts visitable, l'un des plus étendus au monde, offre aux surmulots une base arrière à chaque bouche d'évacuation.
Dans ce contexte, traiter un seul appartement règle rarement le problème. Notre méthode à Paris part toujours de l'immeuble : d'où viennent les rongeurs (cave, local poubelles, chantier voisin, réseau), par où ils montent (gaines, trémies, faux plafonds) et où ils se nourrissent (cuisine, local à déchets, cour). Le traitement suit ce cheminement, et le rapport remis au syndic ou au gestionnaire précise les travaux de colmatage à prévoir.
Les nuisibles que nous traitons le plus à Paris
- Rats dans les cours, caves et locaux poubelles : surmulots venus du réseau, souvent après des travaux de voirie ou de rénovation à proximité. Postes d'appâtage sécurisés, pièges mécaniques, rebouchage des accès.
- Souris dans les appartements et les cuisines professionnelles : elles circulent dans les cloisons et les faux plafonds. Nous traitons le logement et les passages, pas seulement la pièce où elles ont été vues.
- Cafards (blattes germaniques) dans les cuisines et les gaines : très fréquents dans les immeubles où les colonnes d'eau relient les cuisines. Gel appliqué aux points de passage, traitement coordonné entre logements si nécessaire.
- Punaises de lit : Paris est la ville la plus touchée de France, du fait du tourisme et de la densité. Détection, traitement thermique ou chimique, contrôle des pièces voisines.
- Pigeons sur les balcons, les corniches et les cours intérieures : filets, pics, nettoyage des fientes.
Particuliers, syndics, commerces : des interventions adaptées à chaque situation
À Paris, nos clients sont aussi bien des locataires avec une souris dans la cuisine que des syndics gérant des dizaines d'immeubles, des restaurateurs soumis aux contrôles d'hygiène ou des hôtels qui ne peuvent pas se permettre un avis mentionnant des punaises de lit. Les horaires s'adaptent : tôt le matin avant l'ouverture d'un commerce, en journée dans les parties communes, en soirée dans un restaurant après le service.
Nous intervenons en toute discrétion, avec un véhicule sans logo si vous le souhaitez, et nous remettons un rapport après chaque passage : espèce identifiée, zones traitées, produits utilisés, recommandations.
Nos arrondissements et nos zones d'intervention
Chaque arrondissement a sa page, avec les chiffres de son parc de logements et les nuisibles qui y dominent : les immeubles anciens du Marais et du Quartier latin n'ont pas les mêmes problèmes que les grands ensembles du 13e ou du 19e. Vous les retrouvez tous dans la liste ci-dessous. Au-delà du périphérique, nous couvrons l'ensemble de l'Île-de-France : Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne en première couronne, puis la grande couronne.
Paris arrondissement par arrondissement : ce qui change pour les rongeurs
Paris n'est pas une ville homogène pour un rat. Dans le centre (1er au 4e), le bâti ancien sur caves voûtées communicantes, la densité de restaurants et les marchés font des rats de cave et de cour le problème dominant ; les souris, elles, circulent dans les immeubles haussmanniens du 8e, du 9e, du 16e et du 17e par les gaines et les doubles cloisons, et il est rare qu'un seul logement d'une colonne soit touché. Les arrondissements du nord-est (10e, 11e, 18e, 19e, 20e) cumulent restauration dense, locaux poubelles anciens et grands ensembles : nous y traitons autant de parties communes que de logements. Le 12e, le 13e et le 15e, avec leurs ensembles des années 1960-1980, posent des questions de vide-ordures condamnés, de parkings souterrains et de gaines techniques de grande section. Enfin, les arrondissements qui bordent les bois et les voies ferrées (12e, 14e, 16e, 17e, 19e) voient des surmulots remonter des talus et des berges vers les pieds d'immeubles. Nos pages par arrondissement détaillent ces situations avec les chiffres du bâti.
Trois situations que nous rencontrons chaque semaine à Paris
La cour d'immeuble après des travaux de voirie. Un chantier sur un réseau d'assainissement libère les rats de l'égout ; ils apparaissent dans la cour en une à deux semaines. Nous traitons la cour et la cave, posons des grilles sur les regards, et nous documentons le lien avec les travaux pour que le syndic puisse agir.
Le restaurant de rez-de-chaussée et les logements au-dessus. Les souris d'un restaurant montent par les gaines chez les habitants du premier et du deuxième. Le restaurateur traite sa cuisine, les habitants leur logement, et rien ne change tant que la gaine commune n'est pas bouchée. Nous intervenons pour l'un et pour l'autre, et nous demandons au syndic l'accès aux gaines.
L'appartement rénové où les souris « sont apparues ». Les travaux ont ouvert des passages derrière les meubles de cuisine et autour des nouvelles canalisations ; personne ne les a rebouchés. L'inspection trouve les trous en vingt minutes ; le mastic et la laine d'acier font le reste.
Ce que contient notre rapport d'intervention
Chaque passage à Paris donne lieu à un rapport écrit, remis le jour même ou le lendemain : date, adresse, espèce identifiée et indices relevés, zones inspectées, plan des postes et des pièges avec leur numéro, produits utilisés avec leur numéro d'autorisation de mise sur le marché et la quantité, travaux d'étanchéité réalisés et ceux recommandés, consignes pour les occupants, date du contrôle. Ce document est accepté par les syndics, les bailleurs, les assureurs et, pour les professionnels, par les services de contrôle sanitaire. Il est aussi ce qui permet, en cas de litige entre un locataire et un propriétaire, d'établir d'où venaient les rongeurs.
Les erreurs que nous voyons le plus souvent
Poser des appâts en grains dans une cave accessible aux enfants et aux chats de l'immeuble ; traiter un logement sans regarder la gaine technique ; boucher un trou à la mousse expansive, que les rats traversent en une nuit ; attendre que « ça passe » à l'automne, alors que la colonie se reproduit ; et jeter les tapettes après deux souris en pensant que c'est fini. Dans tous ces cas, le problème revient, et il revient plus gros.



