Ce qui attire les rats dans un jardin
Le compost ouvert avec des restes de repas, les mangeoires à oiseaux, le poulailler et sa réserve de grain, les fruits tombés, la gamelle du chien laissée dehors, les sacs poubelles sortis la veille. Et des abris : tas de bois, dalles de terrasse surélevées, abri de jardin sur plots, haies denses, vieux cabanon.
Notre intervention
- Inspection du jardin et du périmètre de la maison : terriers, trajets le long des murs et des clôtures, accès au garage, au vide sanitaire, aux combles par la végétation ou les descentes de gouttière.
- Postes d'appâtage sécurisés fixés, verrouillés, placés sur les trajets et conçus pour rester inaccessibles aux enfants, aux chiens, aux chats et aux poules ; pièges mécaniques là où les appâts ne sont pas souhaités.
- Traitement des terriers.
- Protection de la maison : grilles sur les aérations du vide sanitaire, bas de porte du garage, obturation des passages de canalisation, élagage conseillé des branches qui touchent le toit.
- Contrôle à deux et quatre semaines.
Compost, poules, oiseaux : comment faire
Un composteur fermé à fond grillagé, sans restes de viande ni de pain ; un poulailler surélevé avec le grain dans un bac fermé et distribué le matin ; les mangeoires rentrées la nuit ; les fruits ramassés. Ces gestes réduisent la population plus durablement que n'importe quel appât.
Le cas du voisin
Lorsque la source est une friche, un chantier, un jardin abandonné ou un composteur voisin, le traitement de votre jardin seul ne suffit pas. Nous le constatons dans le rapport ; la mairie peut être saisie pour les terrains non entretenus.
Terrier ou pas terrier ?
Un trou de six à dix centimètres de diamètre, à l'entrée lisse et dégagée, avec de la terre fraîchement rejetée, au pied d'un mur, d'une terrasse, d'un abri ou dans un talus : c'est un terrier de surmulot, et il y a une colonie dessous. Des galeries affleurantes dans la pelouse avec de petits monticules : un campagnol, qui reste dehors. Des monticules de terre fine sans trou visible : une taupe. Des trous plus petits sous une haie : un mulot. L'identification oriente tout : le surmulot se traite, le campagnol et la taupe relèvent du jardinage, le mulot de l'exclusion.
Composteur, poulailler, mangeoires : le trio gagnant des rats
Le composteur ouvert avec des restes cuits, du pain et de la viande est une cantine ; un composteur fermé, à fond grillagé, alimenté en déchets verts et en épluchures crues, n'intéresse pas les rats. Le poulailler avec le grain en libre-service nourrit les rats la nuit ; un poulailler surélevé, un grain distribué le matin en quantité consommée dans la journée et stocké en bac métallique fermé, non. Les mangeoires à oiseaux au sol ou qui débordent : à relever la nuit et à nettoyer dessous. Les fruits tombés : à ramasser. Sans ces changements, les postes d'appâtage remplacent des rats par d'autres rats indéfiniment.
Voisinage, friches et cours d'eau
En grande couronne, les rats d'un jardin viennent souvent d'ailleurs : une friche, un chantier, un jardin abandonné, un poulailler voisin mal tenu, un ru ou un étang, une ferme. Le traitement de votre jardin seul réduit la pression sans la supprimer. Nous le constatons dans le rapport, et la mairie peut être saisie pour un terrain non entretenu, au titre du règlement sanitaire. Une action concertée entre voisins est plus efficace et moins coûteuse.
Protéger la maison, pièce par pièce
Le garage : bas de porte, passages de tuyaux et de câbles bouchés, croquettes et graines en bacs fermés. Le vide sanitaire : grilles à maille fine sur toutes les aérations. Les combles : rives de toit, aérations grillagées, branches élaguées à plus d'un mètre du toit. La cuisine : passages de canalisations bouchés. Les dépendances : abri, cabanon, remise, rangés et fermés. Un rat qui ne peut pas entrer reste un problème de jardin, qui se règle ; un rat dans les combles devient un problème de maison.
Les animaux domestiques et la faune
Nos postes sont conçus pour ne laisser passer que les rongeurs, fixés au sol et verrouillés ; les pièges mécaniques sont dans des boîtes fermées. Nous ne posons jamais d'appât à l'air libre, et nous retirons les rats morts à chaque passage pour éviter qu'un chien, un chat, un rapace ou un renard ne les consomme. Dans les jardins où vivent des hérissons, nous adaptons le dispositif.