Les particularités du bâti ancien
Une souris passe entre un parquet et une plinthe de 1860, grimpe dans la double cloison d'un lambris et ressort dans une bibliothèque au deuxième étage. Les combles non isolés sont des refuges, les cheminées condamnées des conduits, les caves des entrées. Un traitement efficace exige de lire la maison : où passent les anciennes gaines, les trémies, les conduits.
Notre approche
- Inspection complète des caves aux combles, avec le personnel de maison ou l'intendant, en relevant les traces et les passages.
- Pièges mécaniques sur les trajets, jamais de produits dans les pièces de réception ni près des textiles, des tapis et des œuvres ; les postes sécurisés restent en cave et dans les locaux techniques.
- Pièges connectés dans les combles et les zones peu visitées, pour être alerté sans y monter chaque semaine.
- Obturation respectueuse des matériaux : laine d'acier et mortier dans les caves, grilles en laiton ou acier sur les aérations, rebouchages discrets des passages de boiseries.
- Rapport avec plan de la maison et localisation des points traités.
Discrétion et savoir-vivre
Nos techniciens interviennent aux heures convenues, en tenue sobre, avec un véhicule sans logo, et se coordonnent avec le personnel. Rien n'est déplacé sans accord ; les pièces sensibles sont inspectées en présence d'un responsable de la maison.
Prévention dans une grande demeure
Les offices et les réserves fermés, les déchets sortis le soir, les combles visités de temps en temps, les caves rangées : la prévention passe surtout par le bouchage des passages et des passages réguliers de contrôle, que nous proposons dans un contrat discret et adapté à la maison.
Les points d'entrée spécifiques des hôtels particuliers
Les cours d'honneur et les jardins, avec leurs regards, leurs massifs et leurs murs mitoyens anciens ; les caves voûtées sur plusieurs niveaux, souvent reliées aux caves des immeubles voisins par d'anciennes ouvertures ; les descentes de gouttière et les vignes vierges qui mènent aux combles ; les conduits de cheminée, nombreux, dont certains sont condamnés sans être obturés ; les offices et les cuisines de service en sous-sol ; les gaines créées lors des rénovations successives ; les trémies des anciens monte-plats ; les dépendances et les communs. Une inspection complète demande une demi-journée et une bonne connaissance de la façon dont ces maisons ont été construites et modifiées.
Protéger les œuvres, les textiles et les boiseries
Les souris nichent dans les tapisseries roulées, les coussins de soie, les rembourrages des sièges anciens, les livres, les archives ; elles rongent les cadres, les boiseries, les dorures et les câbles d'éclairage des œuvres. Nous travaillons avec les régisseurs, les conservateurs et les intendants : aucun produit dans les pièces de réception et les réserves d'œuvres, pièges mécaniques et connectés placés par nos soins et relevés par nous, inspection des réserves en présence d'un responsable, et recommandations de conservation (contenants fermés pour les textiles, surveillance des réserves) qui complètent le traitement.
Discrétion absolue
Pour ces maisons, souvent habitées, parfois recevant du public ou louées pour des événements, la discrétion fait partie de la prestation : horaires convenus avec le personnel, véhicule sans logo, tenue de ville, matériel compact, aucun dispositif visible dans les pièces de réception et les jardins, aucune mention de la maison ni de ses occupants dans nos communications, et un interlocuteur unique qui connaît les lieux.
Entretenir plutôt que traiter
Dans une grande demeure, la prévention passe par un contrat discret : visite trimestrielle des caves, des combles, des offices et des dépendances, relevé des pièges connectés, vérification de l'étanchéité après chaque intervention d'artisan (les travaux rouvrent les passages), conseils au personnel de maison, et intervention sous 24h sur appel. Les propriétés de nos clients en grande couronne (Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne, Val-d'Oise) bénéficient du même dispositif.
Rats, loirs, fouines : les autres habitants des grandes maisons
Les hôtels particuliers avec jardin et les propriétés abritent aussi des surmulots dans les regards et les massifs, des rats noirs dans les charpentes, des loirs et des lérots dans les combles (espèces protégées, à exclure et non à traiter), parfois des fouines. Le diagnostic distingue ces espèces, parce que la réponse est différente pour chacune, et que certaines relèvent de l'exclusion à la bonne saison plutôt que du piégeage.