Le cycle qui explique tout
Une femelle porte une oothèque de trente à quarante œufs, et en produit plusieurs dans sa vie. Les jeunes sont adultes en deux mois. Une cuisine où dix blattes sont entrées avec une livraison en héberge plusieurs centaines au trimestre suivant. Et les aérosols aggravent : ils dispersent, ne touchent pas les œufs et contaminent.
Notre intervention
- Inspection hors production à la lampe : moteurs, gaines, plinthes, faux plafonds, plonge, réserve, local déchets, vestiaires. Pièges de détection pour cartographier.
- Gel appât en points précis dans les cachettes, hors des surfaces de préparation et de stockage. Aucune odeur, aucun nettoyage particulier des plans de travail.
- Traitement des gaines et des siphons, et des cartons de la réserve.
- Plan des postes, registre, rapport avec produits et numéros d'autorisation, fiches de sécurité.
- Contrôle à trois semaines, puis passages programmés.
La production reprend normalement dès le lendemain.
Les gestes de production
Déballer à la réception et évacuer les cartons le jour même ; nettoyer sous et derrière les équipements chaque semaine ; sécher la plonge le soir ; fermer les bondes ; vérifier les joints des portes et les passages de réseaux. Nous les détaillons dans le rapport parce que le gel règle l'infestation, mais pas sa cause.
Cuisines centrales et collectives
Contrat avec passages mensuels, registre, intervention sous 24h entre deux passages, reporting au gestionnaire (régie ou prestataire). Tarifs dégressifs pour les groupes et les cuisines multi-sites.
Cartographier avant de traiter
Dans une grande cuisine, les blattes ne sont pas partout : elles sont concentrées dans quelques zones chaudes et humides. Des pièges de détection posés une nuit à vingt ou trente endroits révèlent la carte de la population : tel moteur de chambre froide, telle gaine d'extraction, tel coin de plonge. Le gel est ensuite appliqué en quantité là où il faut, et en prévention ailleurs. Une cuisine traitée au hasard reçoit du gel partout et pas assez là où est le nid.
Les équipements, un par un
Les moteurs et les condenseurs des chambres froides et des armoires réfrigérées ; les dessous et les arrières des pianos, des fours, des friteuses, des salamandres ; les rails des tiroirs chauffants et des étuves ; les hottes et les gaines d'extraction, où la graisse chaude attire les blattes ; les lave-vaisselle à capot et leurs bacs ; les siphons de sol et les caniveaux ; les armoires électriques ; les joints de carrelage dégradés ; les coffrages des canalisations. Chaque équipement a ses points de gel, hors des surfaces de contact alimentaire.
Les cartons et la réserve
Les cartons de livraison sont le premier vecteur. Dans une cuisine professionnelle, la réserve sèche stocke des dizaines de cartons, souvent au sol. Déballer à la réception, évacuer les cartons le jour même, stocker en bacs ou sur étagères à distance des murs, inspecter les livraisons à risque : ces gestes coupent la source. La réserve est traitée en gel dans les angles et les étagères, et les cartons infestés sont évacués en sacs fermés.
La nuit du traitement et le lendemain
Le traitement a lieu après la production, en une à trois heures selon la taille. Le lendemain, la cuisine fonctionne normalement : aucune surface de travail n'a été traitée, aucun délai de réentrée. Les blattes sortent et meurent pendant quelques jours ; le nettoyage quotidien les évacue. Consignes au chef : ne pas laver les points de gel (ils sont dans les fentes et les moteurs), ne pas pulvériser, réduire l'eau stagnante le soir. Contrôle à trois semaines.
Cuisines centrales, restauration collective, traiteurs
Les cuisines centrales et les traiteurs ont des volumes, des quais, des zones de conditionnement et des véhicules. Le dispositif est dimensionné en conséquence : cartographie par zone, gel et pièges de détection par zone, procédure de réception, véhicules inspectés, registre détaillé par zone. Les cuisines de collectivités (écoles, hôpitaux, entreprises) coordonnent leur plan de maîtrise avec celui du bâtiment, parce que les blattes circulent entre la cuisine et le reste.
Le classeur et le contrôle
Contrat, plan des postes et des points de gel, registre par passage avec produits et numéros d'autorisation, fiches de sécurité, rapports, recommandations suivies : c'est ce que l'inspecteur demande, et c'est ce qui distingue une cuisine qui a eu des blattes et les a maîtrisées d'une cuisine qui subit. Nous le fournissons dans chaque contrat.